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Tonsai, Banyan tree resort;
Yaa, qui d'habitude s'occupe de faire
tourner le business vient d'avoir un second enfant et a quitté la
péninsule pour se rapprocher de la ville où elle va ouvrir un batik
shop.
Le gars qui reprend l'affaire, Egk, se
retrouve seul aux commandes face au travail de titan qui est de
remettre les bungalows en état.
Car c'est fermé durant la mousson. Du
coup la jungle reprends ses droits. Ça pousse de partout à une
vitesse phénoménale. Pour certains arbres par exemple il suffit de
planter une branche dans la terre pour qu'elle prenne racine
aussitôt.
On peut donc de s'imaginer l'effet que
peut avoir six mois de mousson sur des bungalows en bois plantés au
milieu de la jungle. Entre les thermites, la moisissure, les branches
qui tombent sur les toits, les tempêtes et les pluies torrentielles
qui emportent tout sur leur passage. Le pire étant, je pense, cette
humidité continuelle qui pourrit tout sur place.
Le nettoyage de printemps est
donc laborieux dans cet environnement. La saison humide touche à sa fin.
Il pleut toujours un peu, de grosses averses, suivies d’éclaircies.
Le bon coté est qu'il y a peu de monde et ça, ce n'est pas
négligeable.
On se prend un bungalow sympa perché
là-haut sur la colline et l'aménageons avec un tas de trucs qu'on
récupère à droite et à gauche: table, chaise, bureau, hamac,
moustiquaire etc..
Après quelques coups de marteaux on a
un p'tit coin bien à nous. Avec en plus la 3G pour l'internet, et
l’électricité jusque minuit; nous voici aux portes du
capitalisme!
Nous sommes entourés de falaises et de
jungle. Ça bourdonne de vie, là, tout autour de nous. C'est
magnifique! Le cris des gibbons ne tarde pas à résonner, inhabituel
à ces heures là. On prend ça comme un signe de bienvenu. Un
moment plus tard les toucans prennent la relève. Ça fait du bien de
se retrouver au beau milieu de la nature.
Les jours suivants ont été occupés
par un peu d'escalade, de marche en jungle suivie de quelques ploufs
en mer d'Andaman, de parties d'échec, de retrouvailles et de
bricolage pour donner un coup de main à Egk, ce qui en plus de
l'aider, l'encourage.
En route pour Kuala Lumpur, Pour nous la meilleure alternative pour
quitter Yangshuo, faire une demande de visa pour la Thaïlande et
filer à Tonsai qui reste quand même le petit chez nous, loin de
chez nous. De plus le facteur motivant est qu'à cette époque on
devrait être assez tranquille car le gros d tourisme arrive plus
tard dans la saison.
De KL, on aura vu en fin de compte pas
grand-chose. On a passé la nuit dans le vieux quartier de la ville.
C'est il semblerait le centre d'intérêt, le reste étant
gratte-ciel et centre commerciaux hyper moderne.
C'était tellement bruyant et cher qu'au petit matin on s'est
demandé si ça valait la peine de laisser la ville croquer une
partie de notre budget en échange d'une chambre bruyante, d'une
balade sur l'esplanade des « twin towers » malaisienne et d'un
verre au sommet de la tour panoramique d'où on peut profiter d'une
superbe vue sur tout ça !
Etant dimanche et il va falloir attendre jusqu'à mardi
après midi pour avoir le visa.
2 heures plus tard on était dans le bus pour l'île de Penang
après avoir acheté à l'arrache les billets à un vendeur sur le
trottoir.
Si j'avais su on aurait voyager autour de la ville en bus de nuit
au lieu de prendre une chambre. Notre bref séjour aurait été plus
relax. Trois rangés de sièges inclinables au lieu de quatre
habituellement. Pour 9 euros on fait plus de 400 kils sur autoroute à
péages.
Quartier George Town à Penang.
Bonne surprise, le quartier est agréable. Préservé de la
bétonneuse. Il a conservé son aspect colonial (britannique).
L'architecture est sympa. Il y a des arches le long des
bâtiments qui servent de trottoirs. Elles abritent toute une vie,
des terrasses de cafés, des vendeurs, des artisans etc. Mais le plus
intéressant est son mixe de population. On peut en passer de Chinatown à Little India en 5 mins.
Ce n'est pas uniquement un changement de population, mais plutôt
la sensation de changer de pays. Les fringues, les enseignes, les
odeurs d'épices, la musique etc. On a même retrouvé le fameux
mouvement de la tête si caractéristique des Indiens. Au resto on
retrouve les plats indiens servis sur la feuille de bananier ainsi
que le lassi et le masala thé. Les indiens mangent avec les doigts,
comme en Inde et parlent le Tamoul, le Malais et chose agréable
après la Chine...l'anglais.
Et tous ces gens adhèrent à des religions comme l'hindouisme, le
christianisme, l'Islam, le Bouddhisme, le Taoïsme et j'en passe.
L'île de Penang c'est aussi un centre économique important, un
petit Singapour.
Nous voici de retour a Yangshuo,
motivé pour aller grimper.
Il fait de nouveau chaud, beaucoup trop
chaud. Sauf a Moon Hill, seule falaise aérée des environs.
Nous y arrivons après 15 mins de bus
animées par un groupe de chinois qui voulait prendre des photos de
nous, puis avec nous. Ils sont drôles, toujours en train de rire.
Ils ont la communication facile. Les doigts en V sont à la mode ici. 
Il y a une bonne ambiance sous l'arche. Les grimpeurs viennent d'un peu partout. Si dessous Gérôme dans un 8B+.
l'ambiance à Yangshuo est agréable.
On y rencontre pas mal de gens intéressants et c'est plutôt
confortable ici. Il y a des cafés sympa, la ville est jolie et on a
une superbe chambre sous les toits.
C'est vrai que les bleds 100 % Chinois sont un peu austère. On
ressent que l'architecture n'est pas le souci principal. Ce n'est pas
beau, les chambres d'hôtel ne sont pas agréable et les restos sont
plutôt des cantines où on n'a pas envie de rester plus longtemps
que nécessaire. Quant aux toilettes, on dirait à des chiottes
publiques. De plus ce n'est jamais simple à cause de la
communication.
C'est donc ici qu'on profitera de nos derniers jours en Chine.
Youpi, on est super content.
Les jours suivants nous avons profité du temps pluvieux pour aller grimper à White Mountain. Le falaise est magnifique et déversante et est donc abritée de la pluie. On a bien progressé depuis la reprise de la grimpe. Gabi enchaine bien les 6c et quant à moi je suis constant dans le 7B à vue Il n'y a pas que la grimpe qui intrigue les locaux. La slack line est une bonne attraction pour eux. en plus ça se passe dans le parc où ils font leur Tai Shi et gymnastique. Ils semblent bien intéressés par cette nouvelle discipline venu d'occident. Il touchent à la corde, essaient de monter dessus etc. Il faut dire que c'est impressionnant avec notamment Mathieu qui se fait des longueurs sur 60 mètres et Hans qui prend des postures impossibles.  
Deuxième et dernier jour dans les
magnifiques rizières en terrasses de Longji.
Après environ deux heures dans ce
décor façonné par l'homme il y a plus de 700 ans, nous avons
surpris une scène de chasse aux sauterelles par deux personnages
habillés comme sur la photo:
Nous étions témoin d'une scène de
chasse ancestrale perpétrer par un peuple timide et discret vivant
en autarcie totale dans ces terres reculées des montagnes du sud de
la Chine. Nous avons d'abord pensé les prendre en photo, mais nous
avons eu peur de les effrayer .
Il y a de ces peuples qui sont
persuadés qu'on leur prend leur esprit lors de la photo.
Quand soudain la sonnerie d'un tél
portable m'a tiré de mes pensées. Elle a posé sa bouteille pleine
de sauterelles pour répondre a l' appel.
Bienvenue dans les rizières de Longji,
terres des minorités ethniques.
Très belles certes, mais faut pas
rêver, c'est une attraction à touristes avant tout.
Suite à cela on a fait une petite
séance photo. Elles étaient marrantes. (il est peut-être temps de
remettre quelques croisés dans nos villages médiévaux, car les
costumes ont la cote).
Puis elles ont arrêté les sauterelles
et nous ont accompagnés au travers les rizières vers leur village
pendant plus d'une heure en ce passant la main sur le ventre et en
nous disant « fried patatoes », hum c'est bon c'est bon en français
».
Arrivé dans le village, elles nous ont
amené direct chez elles pour les « fried patatoes ».
Malheureusement pour elles on avait pris un p'tit déj conséquent et
on avait envie d'avancer un peu, car on n'est jamais sûr des
distances avec la carte à touristes qui nous ont donné à l'entrée.
Oui j'oubliais, on a payé 10 euros pour entrer dans la vallée
de 66 kil carrés. Oui ça calme ! Pas forcement pour les 10 euros
mais, pour l'impression que ça donne.
Pour revenir à nos p'tites dames on commande un thé histoire de
leur donner un p'tit quelque chose. Elle nous ramène une bouteille
de thé froid, la même qu'on trouve chez nous !
Suite à ça, on a rencontré les femmes aux long cheveux. Elles ne les coupes que deux fois dans leur vie. Une fois à 18 ans, l'autre à 38. La photo c'est 5 euros! Ça c'est la photo de la carte postale: 
On continue la balade et deux heures plus tard on arrive au
village suivant où on décide de se poser un peu et de prendre un
lunch dans un p'tit resto au milieu du village. Comme d'hab la
communication est difficile. Et comme d'hab il fait tout ce qu'il
peut pour nous comprendre. Certains voyant qu'on ne comprend toujours pas,
écrivent la phrase sur un papier. Mais toujours en chinois !
Ça fait bizarre de ne pas pouvoir communiquer.
On fini par s'asseoir. Le gars a été plutôt sympa. Il nous a
offert un alcool de riz, des oranges et nous a apporté des livres
photos pour nous faire patienter. Et j'oubliais, on a eu le droit au traditionnelle verre d'eau chaude. Car si en Europe on nous servirait un verre d'eau à température ambiante, à San Francisco ça serait un Iceberg, ici c'est toujours un verre d'eau chaude. On attend donc, en se demandant ce
qu'il va nous apporter à manger.
La gentillesse et la patience des gens n'en finissent pas de
m’étonner.
Donc ces rizières inscrites au patrimoine de l'UNESCO, sont
magnifiques. La récolte ayant déjà eu lieu, il y avait peu de monde
au travail. Ils ne font qu'une récolte par an (au lieu de trois),
certainement dû à la difficulté du terrain.
Les quelques touristes croisés sur les deux jours de marche nous
assuraient que nous étions toujours sur le bon chemin.
Car au-delà des stands à bricoles, des marchants de glaces, des
restos et des quelques « view point » aménagés il n'y a personne.
C'est curieux que le point d'intérêt de la visite soit si
rapidement dissous dans le superflu.
Quant au soi disant artisanat, il est fabriqué en usine loin de
là et démontre assez bien les limites inexistantes de la connerie.
Et a qui la faute d'ailleurs. Ces babioles ne sont pas forcement le
reflèt de ceux qui les vendent, mais plutôt de ceux qui les
achètent.
Il pleut !c'est agréable aussi,
j'en profite pour aller passer un petit moment dans notre resto
préféré. Elles commencent à nous connaître, c'est le lieu de
rendez-vous avec les copains le matin . je dis "elles" parce qu'il y
a que des femmes qui travaillent ici. Ce matin c'est séance photos,
les chinois adorent les photos !
Je viens d'avoir confirmation que je
n'avais pas halluciné hier sur mon vélo quand J ai dépassé une
petite mamie d'au moins 60 ans sur sa carriole remplit de deux
mètres cube de fripe. En arrivant à sa hauteur je me suis aperçu
qu'elle ne pédalait pas. Je l'ai laissé me redoubler pour jeter un ½il derrière. Pas de bruit, pas de pot d'échappement, pas de voile
- rien- oh mon dieu une sorcière peut être !?
Et non, ce matin j'ai prêté attention
aux carrioles et j'en ai revu une autre presque pareille. A savoir que Mamie
embarquait dans son carrosse la technologie moderne de la
voiture électrique. Fort quand même !
Pour donner une idée la carriole
ressemble plus ou moins à celle sur la photo mise à part que celle là est à pédales :
Il est temps de quitter la région, on a fait le tour ici. Il nous reste peu de sites à voir, dont le site de grimpe de Banyan tree, qui est une attraction touristique. Ensuite on aimerait aller plus au nord à environ 15 heures de bus. Depuis quelques jours on surveille la météo mais rien de bon à l'horizon. Dommage car il y a un superbe site de grimpe pour nous servir de base et 80 ethnies différentes qui vivent dans la région.
On vient de se rendre compte qu'on ne connait pas le nom de l’hôtel où on habite depuis plus de deux semaines. Tout est écrit en chinois, même sur la carte de visite, alors forcement. Le gars qui travaille à la réception une une vingtaine d'années. En fait il vit sur place. Il dort sur le canapé de la réception. Quand il a une question il l’écrit sur son smartphone et lance la traduction en ligne puis nous montre le texte. toujours souriant, toujours prêt à aider malgré le problème de langue

Ce matin j'ai profité du fait qu'il pleuve pour retourner sur le bord de la rivière. Souvent c'est blindé de touristes, aujourd'hui non. Le pécheur aux cormorans avait l'air bien seul. La dernière fois que je l'ai vu il était entouré d'une cinquantaine de touristes qui le prenaient en photos pour un euro. Faut dire qu'il est photogénique avec son chapeau pointu et ses cormorans. Et quel trophée pour les touristes!
Et ça c'est bonne pêche pour lui, le poisson se jette direct sur la rive. 
La température est tombée, avec en
prime un ciel nuageux. Pour nous c'est tip top dans la mesure ou ça
nous permet d'aller grimper dans des secteurs jusqu'alors trop chaud.
Et par la même occasion de découvrir d'autres petits
endroits.
Les montagnes karstiques ont la
particularité de ne pas avoir de vallées. Quasi pas de pentes,
c'est tout plat entre les pics. Du coup on trouve de grandes prairies
avec un seul et unique accès où se trouve généralement un petit
village qui semble vivre en autarcie, relié au monde extérieur par
une piste.
 Les décor est comme d'habitude
magnifique et les villages toujours pas très en harmonie.
Je réalise en fin de compte que ces maisons en chantier sont
habités. Ils construisent petit à petit selon les moyens j'imagine.
Je me demande combien de temps il leur faut pour pouvoir mettre les
fenêtres, car un tiers des maisons n'en ont pas. L'hiver doit être
dur ! On est très très loin du chauffage central, canapé télé et
petits biscuits.
Ils ne sont donc pas encore arriver à
ce stade de confort où on se pose des questions sur l'harmonie de
l'architecture ou la couleur des tuiles j'imagine.
Un autre aspect curieux est qu'on ne
voit pas jeunes. Ils ne sont certainement pas tous en âge d'aller à
l'école pourtant.
C'est peut-être la combinaison de
l'exode rural et du contrôle des naissances. Les Chinois (hormis les
ethnies minoritaires) si j'ai tout compris ont le droit à un enfant
par couple. En revanche, si le premier est une fille, ils peuvent en
avoir un second après avoir attendu quatre ans. Si le second est
également une fille alors pas de bol, elles partiront avec leurs
maris s'occuper de la belle famille. Malgré tout j'imagine que dans
la société moderne actuelle où les filles sont indépendantes les
choses sont plus simples.
Malgré tout le pays risque de devenir
vieux avant de devenir riche et de pouvoir développer un système
social, alors quoi ?
Maintenant sans le contrôle des
naissances il y aurait environ 2.1 milliards de chinois en Chine et
il faudrait les nourrir, les loger, les soigner etc. L'avantage est que l'enfant unique est
un bijou à chérir. C'est "The One", l'élu et il reçoit le maximum
d'éducation. Traîne pas pieds nus dans les rues comme à Bombay ou
à Rio. Autre point intéressant, pas de
religion ici. (On a bien vu quelques temples vides cachés par des
bâtiments). Pas de signe de religion dans la rue. Rien ! Absolument
rien du tout! En revanche, le matin dans le parc de
la ville c'est la séance de Tai Chi, Kung Fu, danse moderne, aérobic
etc. Je me demande comment çà se passe
dans le reste du pays.
Donc pour revenir à l'escalade, on
traverse un décor plein de charme, parsemé de vergers et de
rizières avec en arrière plan des pains de sucre à l'infini et
arrivons à White Mountain qui est le nom du site de grimpe.
La falaise est belle. Un beau mur d'une
centaine de mètres de long offrant des styles variés d'escalade. La
partie de droite est plutôt verticale et technique, tandis que la
partie grise à gauche est un gruyère déversant. Le hic de cette
dernière est que c'est patiné de chez patiné !
Par contre, il y a un potentiel énorme
aux alentours. On est entouré de falaises de karts.
Le jour suivant on reste tranquille le
matin, on profite de notre chambre mansardé et de sa terrasse avant
de se décider de sortir faire un tour à vélo. Généralement on
quitte la route pour un chemin et le suivons un peu comme cela au
pif, tranquilou. C'est vraiment incroyable de se perdre dans ce
décor.

Le jour qui suit la température tombe
encore d'un cran. On a sorti le bonnet et je porte sur moi quasiment
toute ma garde- robe. On passe la journée dans le stratus.
L'ambiance à la falaise, avec la brume, les bambous et la forme des
montagnes au loin est mystique. On peut bien s'imaginer voir
apparaître un panda de derrière les bambous.
Les voies sont superbes. Une
falaise récemment équipée n'est pas patinée.

 EGAL:
Véhicule né d'un carambolage! Et
tellement tape cul qu'il faut garder les mains sur le siège pour
encaisser les chocs.
Zont aussi la version camioculteur né
du camion et du motoculteur. Et aussi la moto kewezeki. Trop fort les chinois! Moon hill donc, une arche perchée en
haut d'une colline et équipée pour l'escalade. Soit dit en passant
Moon Hill fait partie du top 10 des sites visités par les Chinois et
touristes étrangers. Heureusement les 750 marches limite le nombre
de gens.
C'est bien sûr un de ces endroits
photogéniques sorti tout droit d'un compte de fée avec sa vue
imprenable sur la chaîne de pains de sucre qui s'étire à l'infini.
Bien sûr les touristes chinois
viennent nous regarder, touchent les dégaines, prennent des photos
et rigolent. Ils transmettent bien leur curiosité. L'ambiance est
sympa.
Mon projet s'appelle Over the moon. Un
beau devers en 7b+. Ma première ascension n'a pas été
très glorieuse. Une fois ds le devers, la dose d'acide lactique que
j'ai ramassée en chemin m'a un peu déstabilisée et je me suis
laissé impressionner par tout ce vide en dessous et sur les côtés
et du coup je n'ai pas tout donné.
La deuxième fois en revanche je me
suis battu jusqu'au bout comme un guerrier !
Gabi, quant à elle, a enchaîné un
magnifique 6b déversant lui aussi.
Et aujourd'hui, repos, on profite de
notre terrasse.
En dessous il y a tout un groupe de Chinois qui s'amuse avec un tandem. C'est marrant, ils montent dessus
chacun leur tour tandis que les autres prennent les photos. Ils ont
vraiment le rire facile.
Le mal de dos a disparu depuis plus d'une semaine et le temps est
resté au beau depuis. Pas trop chaud et sec. On convoite toujours
l'ombre et profitons des moments ou le ciel est couvert pour se
balader à vélo.
La campagne autour de Yangshuo est splendide et pittoresque. Si la
beauté des paysages ne cesse de nous surprendre, c'est surtout la
découverte d'un petit coin de Chine authentique qu'on a adoré. Les
paysans nous interpellent et pointent du doigt des chemins dans les rizières, des ponts ou traverser la rivière etc. Ils sont animés par
une envie de communiquer et semblent avoir toujours qq chose à nous
dire. En revanche il y a toujours le problème de la langue.
Un autre aspect intéressant de la balade est de réaliser combien
il est facile de se perdre. Les cartes ne sont pas précises et bien
sur il n'y a pas le panneaux avec le nom du bled a l'entrée. Du
coup, après 2 ou 3 heures de vélo on était complétement paumé. On
s'est retrouvé ds un village médiéval avec qq maisons en dur
accolées a un imposant bâtiment en pierre qui doit être l’équivalent
du château du maitre des lieux au moyen age. Il y avait un menu a
l'entré, du coup on a fait une pause. C'est marrant, on était assis
sur des tabourets minuscules, tellement petits que j'en ai mis 2 pour
pouvoir me poser.
Suite à ça on a passé un petit col avant de redescendre sur
une ville assez conséquente, sans intérêt, construite sans aucun
gout, comme la plupart des villages d'ailleurs. Une fois encore on
n'a jamais su ou on était et on a donc continué a pédaler un moment
jusqu'au moment ou une chinoise nous à crié, dans un très bon
anglais , de prendre le petit chemin à gauche. Du coup on a
retrouvé la rivière, notre seul point de repère.
Nous voilà remis dans les rails...
Un autre point positif avec le vélo est que les gens roulent
calmement et doucement sur les routes. Et comme et plus ils
avertissent sans arrêt avec leurs klaxonnes, on a le temps de les
voir venir.
Petit tour en zone chinoise avec visite en passant, du marché
local. Des marchants ambulants a l’extérieur, et à l’intérieur les étalages de légumes, épices, et d'un tas de petites bestioles
vivantes tournant en rond dans des bassines, comme des poissons,
des anguilles, des crabes, des crapauds. Et oui, Ils bouffent même
les crapauds ici. tout ce qui court , vole, rampe, nage et saute est
bon pour passer a la casserole. D'ailleurs on ne voit pas beaucoup de
moineaux ou autres dans la ville et aux alentours : si vous avez
des souris chez vous, opter pour un chinois...ah ah, c est une
blague !
Moins marrant par contre est la seconde partie du marché. A
première vue ça reste toujours un peu classique. Canards et poules
vivantes regardant d'autres canards et poules se faire déplumer et
couper en petits morceaux .
Moi qui fait ma pêche, ma chasse, et ma cueillette en dix minutes
au supermarché du coin et obtient un produit prêt à mettre au four, suis-je en position de pouvoir juger de quoi que se soit?
Mais, et ya toujours un mais ! La suite, la suite de la visite du
marché. J'ai pris une photo, une seule et unique photo avant de voir
ce qui se passait derrière le comptoir et quitter les lieux avec une
envie de gerber !
D'abord en premier plan, des chiens dépecés pendus à des
crochets et une personne a l'ouvrage comme on peut voir sur la photo.
En deuxième plan, une cage plus haute que large, avec l'ouverture
au-dessus, remplie de chiens entassés les uns sur les autres,
regardant le dernier élu succomber sous la machette du boucher après
s'être fait sortir de la cage à la fourche en poussant des cris de
plainte. L'atmosphère est macabre, nos sens ne sont pas préparés a
tant d'insensibilité.
2 jours de grimpe et nous voilà clouer
au sol !
Notre petite douleur au dos qu'on
traine depuis le voyage en avion commence a etre insupportable.
,On ne sais plus comment se mettre.
Assis, debout, marché, faire du vélo, grimper t'oubli ! Rien
ne va ! En plus ca attaque la tete, et là, prudence. Nous
percevons le monde qu'au travers le filtre de nos humeurs. Il faut
donc essayer de tout relativiser, et se dire que la douleur est
inevitable mais la souffrance est facultative. Facile à dire !
Heureusement on a rencontrer Lily, la
doctoresse en médecine traditionnelle chinoise qui va nous masser,
nous faire craquer, nous planter des aiguilles, et meme nous faire
boire du thé aux herbes.
Et on fini tranquile la journée assis
en terrasse, cappuccino, bierre et le wifi. Tout va bien. Nous
succombons au dicton : qui ecoute ses maux fini au bistro .
On vient de retrouvé Kent et Hans a la
terrasse. Kent est devenu tout rouge. Quelle idée que celle d'aller
grimper au soleil quand il fait au moins 30 degrés a l'ombre avec un
taux d’humidité de 70%. En fait on aura pas loupé grand chose durant ces 3 jours car il a fait hyper chaud, un vrai sauna.
Trouver une falaise n'est pas toujours
chose facile, même chez nous, avec une voiture, des cartes, une
langue commune etc....
alors on imagine ce que ca peut etre de
chercher un site de grimpe en bus local, dans un pays comme la chine.
On a bien sur récolté qq infos avant
de partir, si ce n'est déjà dans quel bus on doit monter. Puis on
est descendu près du gros arbre comme on nous l'avait dit. Ensuite
il a suffit de demander aux paysans en leur montrant la photo du
grimpeur qui se trouve sur la couverture du guide d'escalade.
Ces Chinois n’arrêtent de nous
impressionnés depuis le debut du séjour. Toujours pret a aider,
toujours sympa en fait. Parfois ils peuvent nous ignorer aussi, mais c'est souvent à cause du probleme de la langue.
Un paysan tout courbé,
courbé 90 degrés nous guide un bon bout de chemin, puis la falaise apparait. 
La base de la falaise se trouve sur un
promontoire, ce qui nous donne une vue magnifique sur les environs.
Un paysan guidant ses canards, des buffles qui pataugent , il y a des
rizieres bien sur, et meme des vergers.c'est magnifique.
Quand aux voies de grimpe elles sont
casi toutes magnifiques, bien qu'un peu patinées.
Yangshuo
est avant tout une destination touristique très prisée pour les
chinois. Chose qu'on ignorait d’ailleurs, mais en fait c'est pas
si mal car du coup on profite de certaines infrastructures bien
appréciables, et c'est assez pittoresque, avec les ruelles pavée et
les lanternes aux fenêtres, les terrasses de restaurants au bord de
la rivière .... 
Par
contre c'est clair que ça craint un peu. Du monde il en circule dans
les rues à bibelots et tout le tralala. Faut faire abstraction,
d'ailleurs on n'y va plus. On loge un peu en retrait.
En
dehors de ça il y a l'autre Yangshuo,Yangshuo l'authentique avec ses
marchés a bestioles, ses enseignes tout en chinois....c'est intéressant.
Et
au centre il y a le parc où les locaux se réunissent le matin pour
faire leur tai chi, courir, ou même jouer aux cartes, ou à la
pétanques locale. c'est beau à voir, les p'tits vieux ont un reseau social et ont l'air de bien s'amuser. 
Ce
qui fait la popularité de la ville ce sont les paysages karstiques.
La rivière Li qui s’écoule entre les pains de sucre est prise
d'assaut par les touristes. Rien d'harmonieux ou de paisible, c'est
du tourisme de masse !
A
nous de gerer tout ca !
Heureusement
la grimpe nous donne de bonnes occases pour quitter les sentiers
battus et faire des rencontres interessantes, plutot qu' interessés.
un premier apercu de Yangshuo plutot positif
Yangshuo, le chauffeur du bus nous fait
signe que c'est ici. Ca faisait un petit moment qu'on se demandait si on
ne l'avait pas deja passée. Car en fin de compte rien ne nous indiquait
ou on se trouvait. La communication n'est pas facile en chine. Les chinois et l'anglais... Quant aux caractéres chinois, c'est joli à regarder, mais là, on a envie d'arriver Et la carte, elle est en anglais. Faudra donc pas trop compté dessus.
Je me souviens de cette histoire entendu avant de partir: Il y a 20
ans, et là on peu facilement imaginer, les gars ont passés 3 semaines a
vadrouiller dans une region de chine sans jamais savoir ou ils etaient
et sans savoir commment quitter le pays.
Va falloir etre habile pour se nourrir Ici, notre premiére soupe...A la baguette!
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